un petit résumé qui en dit long
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un petit résumé qui en dit long
L'OMS a empêché la publication d'une étude qui montre que, non seulement, il pourrait n'y avoir aucun lien entre le tabagisme passif et le cancer du poumon, mais qu'il pourrait même avoir un effet protecteur.
Les résultats ahurissants sont posés pour ouvrir largement le débat sur les risques pour la santé du tabagisme passif. L'OMS, qui a commandé l'étude à 12 centres de sept pays européens, a réussi à ne pas rendre les conclusions de l'étude publiques, et il a à la place produit seulement un résumé des résultats dans un rapport interne.
Malgré les démarches répétées, personne au siège de l'OMS à Genève, n'a voulu commenter les conclusions la semaine dernière (ndlr : 1998). À son Agence International de Recherche sur le Cancer à Lyon, en France, qui a coordonné l'étude, un porte-parole disait seulement que le texte intégral du rapport a été soumis à une revue scientifique et qu'aucune date n'avait été fixée à ce jour pour la publication.
Les conclusions sont certainement embarrassantes pour l'OMS, qui a passé des années et dépensé des sommes énormes pour l'anti-tabagisme et les campagnes anti-tabac. Cette étude est la plus importante jamais réalisée pour se pencher sur le lien entre tabagisme passif (ou la fumée de tabac ambiante (FTA)) et le cancer du poumon, et elle était très attendue par les experts médicaux et les groupes de pression.
Pourtant, les scientifiques ont constaté qu'il n'y avait pas de preuve statistique que le tabagisme passif cause le cancer du poumon. La recherche a comparé 650 patients atteints de cancer du poumon avec 1542 personnes en bonne santé.
L'étude a regardé les gens qui étaient mariés à des fumeurs, ceux qui travaillaient avec des fumeurs, ceux qui, à la fois, travaillaient et étaient mariés à des fumeurs et ceux qui ont grandi avec les fumeurs.
Les résultats sont cohérents sur le fait qu'il n'y ait pas de risque supplémentaire pour une personne travaillant ou vivant avec un fumeur et pourrait être cohérent sur le fait que la fumée passive puisse avoir un effet protecteur contre le cancer du poumon.
Le résumé, vu par "The Telegraph", affirme aussi : «Il n'y avait aucune association entre le risque de cancer du poumon et l'exposition à la fumée de tabac ambiante (FTA) pendant l'enfance.»
[...]
Commentaire de l'article :
Cette enquête a mobilisé pendant dix ans, plus d'une trentaine de chercheurs du Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC), un des plus prestigieux laboratoires de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Elle a impliqué douze centres de recherche de sept pays européens y compris la France (INSERM U351, Villejuif) sous la direction du Docteur Paolo Boffetta.
Il a fallu en effet du temps pour identifier, parmi 12 000 cas de cancer pulmonaire, 650 personnes, essentiellement des femmes, qui n'avaient jamais fumé. Ces cas ont été comparés à un groupe témoin de 1542 sujets non-fumeurs, âgés de moins de 74 ans, et qui ne présentaient pas de cancer.
C'est ce qu'on appelle une étude cas-contrôle. Selon le Docteur Boffetta, cette série de 650 cas de cancer pulmonaire chez de véritables non-fumeurs est la série la plus importante jamais réunie dans le monde.
Le risque en fonction du tabagisme passif a été recherché pour trois sources principales d'expositions :
- le conjoint (le mari le plus souvent);
- l'exposition sur le lieu de travail, le sujet étant dans une pièce où se trouvent des fumeurs;
- une exposition pendant l'enfance à la fumée des parents, soit cinquante à soixante ans avant le développement du cancer.
Les résultats trouvés par le Docteur Paolo Boffetta et ses confrères sont les suivants :
- L'exposition à la fumée du conjoint est associée à une augmentation du risque relatif (1) (R.R) de cancer du poumon de 1,16.
- L'exposition à la fumée sur les lieux de travail est associée à une augmentation du R.R- de 1,17.
- Les personnes doublement exposées présentent un R.R de 1,14. Selon ces résultats, le risque relatif diminuerait quand l'exposition à la fumée augmente.
Cette apparente contradiction n'est pas surprenante car, selon le CIRC et le National Cancer Institute, un risque inférieur à 2,0 est difficilement interprétable.
- L'étude du CIRC souligne que l'exposition à la fumée du tabac durant l'enfance n'est pas associée à un risque de cancer du poumon.
- Aucune augmentation du risque n'a enfin été trouvée pour les autres expositions à la fumée de tabac que ce soit dans les locaux publics, les restaurants ou les transports en commun.
Un risque non significatif :
Les risques relatifs de 1,14, 1,16 et 1,17 rapportés par le CIRC (parfois présentés comme une augmentation de 14%, 16% et 17% du risque) doivent être replacés dans leur contexte pour être compris et appréciés.
Selon un ouvrage de référence publié par le CIRC lui-même, «les risques relatifs inférieurs à 2,0 peuvent facilement refléter une erreur systématique ou un facteur de confusion non apparent»(2).
Aux Etats-Unis, le National Cancer Institute, dont le journal publie l'étude du CIRC, a tiré les mêmes conclusions estimant qu'en matière de «recherches épidémiologiques, les risques inférieurs à 2,0 sont considérés comme faibles et généralement difficiles à interpréter»(3).
Les résultats publiés par le CIRC entrent justement dans cette catégorie de risques considérés par la plupart des scientifiques comme «faibles» et par conséquent non significatifs.
Dans les études épidémiologiques sur l'exposition à la fumée de tabac dans l'air ambiant, comme celle du CIRC, des questionnaires sont utilisés pour évaluer l'exposition à la fumée. Cette méthode consiste à s'en remettre à la bonne volonté et à la capacité des personnes interrogées à se souvenir de la nature et du degré de leur exposition à la fumée de tabac dans l'air ambiant pendant plusieurs dizaines d'années.
De nombreux scientifiques avaient souligné le manque de fiabilité d'estimations d'études passées. Ces estimations sont en effet à la fois indirectes et décalées dans le temps. L'incapacité à se souvenir de l'exposition passée est un des problèmes qui «affectent de manière chronique les études épidémiologiques sur l'exposition à la fumée de tabac dans l'air ambiant»(4). C'est ce qu'on appelle un facteur de confusion.
C'est ainsi que les premières études publiées, notamment, par des scientifiques américains dans les années 80 faisaient état de risque relatif de cancer du poumon chez les non-fumeurs exposés à la fumée ambiante de l'ordre de 1,4 (40%). Puis l'Agence américaine de Protection de l'Environnement (EPA) en 1993, après avoir évoqué, dans un premier temps, un chiffre de 1,28, rendait un rapport concluant à un risque relatif de 1,19.
Aujourd'hui le CIRC arrive à un risque relatif de 1,14 dans les cas de double exposition (travail et domicile). Ainsi, au cours des années et après plus d'une quarantaine d'études, l'estimation du risque baisse.
Plusieurs chercheurs ont fourni à cela une explication : l'amélioration de la qualité des études (notamment à travers l'attention portée aux facteurs de confusion) permet d'affiner les résultats, en se rapprochant d'un risque relatif de 1, ce qui signifie une absence d'augmentation du risque.
En résumé, les résultats de l'étude du CIRC qu'ils soient considérés en eux-mêmes ou par comparaison à ceux de la quarantaine d'études épidémiologiques sur l'exposition à la fumée de tabac d'autrui, ne fournissent pas de base scientifique convaincante aux allégations concernant l'exposition à la fumée de tabac dans l'air ambiant et le cancer du poumon chez les non-fumeurs.
Je n'ai pas pu mettre tout l'article, je vous invite à le lire intégralement sur http://www.lepost.fr/article/2008/03/04/1108957_le-tabagisme-passif-n-est-pas-une-cause-de-cancer.html
Re: un petit résumé qui en dit long
C'est de la balle cet article! A diffuser le plus largement possible!


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