Quand le Figaro écrit quand meme un petit qqchose
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Quand le Figaro écrit quand meme un petit qqchose
Les buralistes ruraux inquiets invités à l'Élysée
Delphine Chayet
07/02/2008 | Mise à jour : 08:30 | Commentaires 2 .
Un mois après l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, la mesure semble bien respectée. Cent vingt PV ont été dressés par la police.
Avant de prendre son train pour Paris ce matin, Joël Lailler, 50 ans, a passé une nouvelle nuit dans sa deux-chevaux bleue pour protester contre l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Le buraliste de Loire-Atlantique, en grève de la faim depuis 24 jours, fait partie de la délégation qui doit être reçue cet après-midi par le président de la République.
Il y a dix jours, Nicolas Sarkozy avait invité à l'Élysée les débitants de tabac ruraux, inquiets pour leur avenir. «Ces petits commerces, les derniers lieux de vie dans certains villages, sont aujourd'hui menacés, explique René Le Pape, président de la Confédération des buralistes. Nous allons à nouveau demander un assouplissement de la loi». Selon le syndicat, l'activité des bars-tabacs français aurait chuté de près de 20 % sur les consommations de boissons, de 9 % sur les jeux et de 7,5 % sur le tabac. Une baisse que les associations tempèrent, rappelant que janvier est traditionnellement un mois creux.
Plus d'un mois après son entrée en vigueur, la loi semble en tout cas bien respectée. En tout, 120 contraventions ont été dressées en janvier par la police à l'encontre de fumeurs en infraction ou de patrons d'établissements. Aucune n'est enregistrée à Paris, la Préfecture de police ayant préféré, dans un premier temps, faire preuve de «pédagogie».
Lundi, le Comité national contre le tabagisme (CNCT) et l'ensemble des syndicats professionnels ont, de leur côté, adressé un dossier de synthèse à l'Élysée, à Matignon et aux ministères de la Santé, du Travail et de l'Intérieur. Ils dressent un premier bilan de la mise en œuvre de l'interdiction. «Le plus dur est acquis, mais la moindre remise en cause rendrait l'ensemble du dispositif caduc», résume le professeur Yves Martinet, président du groupe de travail, qui invite notamment les pouvoirs publics à renforcer les contrôles et les sanctions. Les bars à chicha qui continuent à exercer leur activité en toute illégalité sont particulièrement visés.
Fumoirs non conformes
Mais le document insiste aussi sur la nécessité de définir avec précision le concept de « terrasse ouverte », que certains restaurateurs ont interprété avec une certaine largesse. «En fait, de nombreux cafés ont fait des espaces fumeurs dans ces endroits qu'ils ont fermés et chauffés», regrette un non-fumeur.
Les problèmes de tapage nocturne et de consommation d'alcool autour des discothèques, mais aussi le développement de fumoirs non conformes à la loi, devront également être réglés, assure le groupe de travail qui doit se réunir le 19 février.
«Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis de tenir compte du rôle social que jouent les buralistes ruraux», souligne de son côté Joël Lallier, qui a perdu 11 kg depuis le début de sa grève. S'il n'obtient pas satisfaction aujourd'hui, le buraliste assure qu'il vendra ses derniers stocks avant de baisser définitivement son rideau.
Delphine Chayet
07/02/2008 | Mise à jour : 08:30 | Commentaires 2 .
Un mois après l'entrée en vigueur de l'interdiction de fumer dans les lieux publics, la mesure semble bien respectée. Cent vingt PV ont été dressés par la police.
Avant de prendre son train pour Paris ce matin, Joël Lailler, 50 ans, a passé une nouvelle nuit dans sa deux-chevaux bleue pour protester contre l'interdiction de fumer dans les lieux publics. Le buraliste de Loire-Atlantique, en grève de la faim depuis 24 jours, fait partie de la délégation qui doit être reçue cet après-midi par le président de la République.
Il y a dix jours, Nicolas Sarkozy avait invité à l'Élysée les débitants de tabac ruraux, inquiets pour leur avenir. «Ces petits commerces, les derniers lieux de vie dans certains villages, sont aujourd'hui menacés, explique René Le Pape, président de la Confédération des buralistes. Nous allons à nouveau demander un assouplissement de la loi». Selon le syndicat, l'activité des bars-tabacs français aurait chuté de près de 20 % sur les consommations de boissons, de 9 % sur les jeux et de 7,5 % sur le tabac. Une baisse que les associations tempèrent, rappelant que janvier est traditionnellement un mois creux.
Plus d'un mois après son entrée en vigueur, la loi semble en tout cas bien respectée. En tout, 120 contraventions ont été dressées en janvier par la police à l'encontre de fumeurs en infraction ou de patrons d'établissements. Aucune n'est enregistrée à Paris, la Préfecture de police ayant préféré, dans un premier temps, faire preuve de «pédagogie».
Lundi, le Comité national contre le tabagisme (CNCT) et l'ensemble des syndicats professionnels ont, de leur côté, adressé un dossier de synthèse à l'Élysée, à Matignon et aux ministères de la Santé, du Travail et de l'Intérieur. Ils dressent un premier bilan de la mise en œuvre de l'interdiction. «Le plus dur est acquis, mais la moindre remise en cause rendrait l'ensemble du dispositif caduc», résume le professeur Yves Martinet, président du groupe de travail, qui invite notamment les pouvoirs publics à renforcer les contrôles et les sanctions. Les bars à chicha qui continuent à exercer leur activité en toute illégalité sont particulièrement visés.
Fumoirs non conformes
Mais le document insiste aussi sur la nécessité de définir avec précision le concept de « terrasse ouverte », que certains restaurateurs ont interprété avec une certaine largesse. «En fait, de nombreux cafés ont fait des espaces fumeurs dans ces endroits qu'ils ont fermés et chauffés», regrette un non-fumeur.
Les problèmes de tapage nocturne et de consommation d'alcool autour des discothèques, mais aussi le développement de fumoirs non conformes à la loi, devront également être réglés, assure le groupe de travail qui doit se réunir le 19 février.
«Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis de tenir compte du rôle social que jouent les buralistes ruraux», souligne de son côté Joël Lallier, qui a perdu 11 kg depuis le début de sa grève. S'il n'obtient pas satisfaction aujourd'hui, le buraliste assure qu'il vendra ses derniers stocks avant de baisser définitivement son rideau.
Re: Quand le Figaro écrit quand meme un petit qqchose
On note bien la partie sur les "fumoirs non conformes" (venant peut-être de DNF : "regrette un non-fumeur"), c'est sur qu'ils se multiplient à la vitesse gand V à Paris. Typiquement, alors qu'une partie des avancées sur le trottoir faisaient partie de la salle (baies vitrées et avancée couverte en dur sur l'extérieur), pas mal de cafés et brasseries considèrent maintenant que la "terrasse" commence à l'aplomb du mur de l'immeuble (je sais pas si ça a une base légale), ajoutent une espèce de cloison (tenture en plastique transparent ou autre à l'intérieur) ou éventuellement rien, ouvrent les baies vitrées et donc une partie de la salle se retrouve fumeur. C'est à double tranchant pour nous à mon avis : ça rend les choses quasi vivables et donc ça peut diminuer les motivations, et en plus ça peut probablement sauter à un moment ou un autre ...
Dernière édition par le Jeu 7 Fév - 16:18, édité 1 fois
Re: Quand le Figaro écrit quand meme un petit qqchose
il me paraît évident que dans pas mal de cas, la concentration de fumeurs sur des terrasses presque intégralement bâchées où, avec les émanations des appareils de chauffage, l'air circule mal, les non-fumeurs sont beaucoup plus incommodés qu'à l'intérieur, où les fumeurs pourraient se retrouver dans des espaces séparés, etc, etc...Bien sûr , les anti-tabac vont saisir l'occasion pour réclamer l'interdiction de fumer en terrasse. A nous de démontrer que cela ne ferait que déplacer le problème, les lieux fumeurs aménagés permettant, eux, de le résoudre.

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